Reflexio vous informe sur les violences

Notre association se donne comme but principal d'informer sur les différentes formes que peut prendre la violence, d'où le terme pluriel de violences. Elles sont nombreuses. Parfois elles sont là où on ne pensait pas les trouver. Pour aborder le thème des violences sournoises que l'on ne voit pas, car elles ne laissent pas de traces visibles, de ces négligences qui se transforment en violences et qui laissent des traumatismes souvent ignorés et parfois très profonds, j'ai largement puisé dans l'excellent livre de Jean-Baptiste.

Il y fait un travail de journaliste, alternant les témoignages de "maltraités" et les propos éclairants de spécialistes psychiatres, pédiatres, sociologues qui analysent les effets et les causes de ces nouvelles modalités de la violence ordinaire qui se nichent dans l'invisible, l'indicible. C'est donc volontairement que de larges extraits sont repris ici (toujours en italique), tant ils sont éclairants par leur authenticité, et même s'ils allongent quelque peu cet édito.

Tu travers de mes expériences personnelles et professionnelles j'observe que l'accent est mis trop souvent sur les violences visibles, celles dont on dit que tout le monde « aurait dû les voir », ces violences - domestiques, sur mineurs, au travail… - dont « on doit parler ». Le discours général englobe toutes sortes de violences et c'est une très bonne chose, mais elles sont toujours constituées de faits visibles. Car il faut que quelqu'un puisse récupérer des traces de l'acte, des "preuves" qui donnent la promesse que l'on arrêtera le coupable et qu'il sera éventuellement jugé, acte ultime attestant que la collectivité s'occupe bel et bien de régler le cas. Mais comment porter plainte et espérer un jugement pour déshumanisation ? Et contre qui ? Où sont les traces d'une mauvaise éducation, de l'indifférence ou encore du harcèlement psychologique ?

Il existe des maltraitances qui sont si lentes et si transparentes qu'elles ne sont pas identifiées au moment où elles se produisent. De plus elles sont souvent perpétrées à "l'insu" de la victime et de son ou ses agresseurs. Un exemple dans le livre de Drouet qui est assez explicite de ce point de vue est celui d'un enfant de 9 ans qui à force de "perturber" la classe entière va glisser lentement mais irréversiblement de l'état de petit trublion surexcité de la classe à celui de fantôme, de non-élève. La solution de l'enseignante pour pouvoir « gérer l'ensemble des 26 élèves » a été d'ignorer totalement le perturbateur en ne lui donnant plus la parole, en le plaçant si près d'elle et du tableau qu'elle ne le voyait même plus, son regard refusant de s'abaisser sur l'élève en question. Pire encore elle ne lui donne plus le minimum d'affection et d'attention que tout élève peut attendre à cet âge. En refusant de répondre à ses questions et en le censurant elle le prive de toute identité. Pour finir même lorsque ce petit garçon connaît ses leçons, il se replie sur lui-même, installant peut-être le futur échec de sa scolarité. Michelle van Hooland, psycho-sociolinguiste, explique qu'ici l'enseignante « opère une maltraitance fondamentale d'autant plus déplorable qu'elle touche un enfant dans l'apprentissage des bases de son langage.

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